Équipes de France Police
Basketball
Publié le 27 Juil 2016

INTERVIEW DU DTN POLICE, GUY GERARD

Suite au tirage au sort de la phase qualificative du Championnat d’Europe Police de basket-ball masculin, Guy GERARD nous accorde une interview sans concession.

 

FSPN : Bonjour Guy ! Pour commencer, je te remercie de répondre à nos questions en ces temps difficiles pour nos policiers et sportifs !

Guy GERARD : Actuellement c’est très compliqué pour tout le monde. Les collègues et moi-même sommes extrêmement employés sur nos missions qui ne cessent d’augmenter tous les jours. Personnellement j’ai vécu pas mal de choses dans ma carrière mais franchement en ce moment l’actualité ne nous laisse aucun répit. J’ose espérer que les choses s’arrangeront dans les prochains jours mais je n’y crois pas trop.

 

FSPN : Attaquons le plan sportif et parle nous de l’époque où tu n’étais pas encore aux commandes. Plus concrètement, comment as-tu vécu la terrible désillusion de l’Équipe de France Police masculine de basket qui termine 7ème sur 8 au dernier championnat d’Europe Police (CEP) ?

G.G. : En 2013, j’étais Conseiller Technique de la ligue FSPN Île de France Est et je me sentais concerné car j’avais deux joueurs de la ligue qui étaient en Équipe de France Police. Donc je peux te dire que je l’ai très très mal vécu. Les joueurs m’informaient des résultats ou plutôt des défaites au jour le jour. Je me souviens que sur le championnat de France Police qui précédait le CEP, j’ai discuté longuement avec Olivier NOWAK, le Directeur Technique National Police (DTN) de l’époque, en apprenant la sélection des joueurs. Certains jeunes prometteurs étaient laissés sur le carreau alors que la moyenne d’âge était super élevée. Je passerai les détails mais j’étais en opposition totale.

 

FSPN : Tu as ensuite été nommé DTN Police en 2014. Comment as-tu été amené à prendre les rênes de la Direction Technique Nationale FSPN de basket-ball ?

G.G. : En prenant connaissance de l’appel d’offre de la fédération fin 2013, je n’arrivais pas à prendre la décision de me porter candidat. Peut-être était-ce de l’angoisse ou de la crainte. Pour tout te dire ça me trottait dans la tête depuis un petit moment car j’avais déjà failli transmettre ma candidature sur le précédent mandat en 2009. L’élément déclencheur a été l’appel de certains joueurs de l’Équipe de France qui m’ont contacté pour prendre le poste. J’ai franchi le pas puis voilà je suis là.

 

FSPN : Quelles ont été tes premières mesures ?

G.G. : De changer le staff chez les hommes. Radical mais nécessaire. Concernant les filles, il fallait parer au plus pressé car je n’avais pas le temps de tout changer au vu de la proximité du CEP féminin en juin 2015. J’ai donc conservé l’encadrement sortant et me suis entouré de soutiens afin de professionnaliser la structure. Je voulais et devais fournir aux joueuses le même confort qu’une sélection nationale civile. Mes partenaires ont apporté énormément et grâce à eux nous avons travaillé dans de bonnes conditions. FRANCE  RÉSA était là pour la logistique, DC BATIMENT en soutien financier et l’ESIEE (École Supérieure d’Ingénieurs en Électrotechnique et Électronique) a permis les entrainements sur ses installations sportives.

 

FSPN : Dés 2014, tu as programmé des stages afin de faire progresser la sélection féminine. Je me souviens de tes propos. Tu désirais des individualités fortes dans un groupe soudé en annonçant la couleur. Les filles deviendront championnes d’Europe Police à domicile en 2015.

G.G. : C’est vrai. D’ailleurs certains me prenaient pour un fou. Ça va avec ma personnalité et ma philosophie. Si tu t’en donnes les moyens tu peux décrocher la lune. Et pour cela j’ai organisé 5 regroupements. On a vu 32 joueuses sur les trois premiers stages pour retenir une pré-sélection de 15 filles. Les deux derniers rassemblements ont établi le groupe définitif de 12 qui a participé au CEP.

 

FSPN : Nous t’avions laissé en larmes à l’issue de la finale avec l’objectif atteint dès ta première campagne. Avec du recul, que peux-tu en dire ?

G.G. : Si c’était à refaire, je referai exactement de la même façon. Le CEP, c’est comme une histoire que tu veux écrire mais que tu ne veux pas vivre. On gagne toutes nos rencontres sans grosse difficulté jusqu’en finale puis tout se complique sur le dernier match contre une équipe que nous avons déjà battu en poule, la Grèce. On est à moins 15 à la pause, c’est énorme ! Je te garantis qu’au début de l’histoire je n’ai pas envie de vivre ce moment de stress et de doutes. Par contre l’abnégation des joueuses, la remontée et surtout la ferveur du public à La Rochelle, ça il faut le vivre au moins une fois dans sa vie. Avec tous ces ingrédients, les filles renversent la situation et gagnent de 2 points au buzzer. Là tu retiens plus rien et les larmes te viennent. Magique !

RB.EDFP.BAFE.CEP.SUPPORTERS

 

FSPN : Abordons maintenant le futur avec l’Euro policier de basket masculin en Grèce en 2017. Monaco et la Hongrie se dresseront face à nous en phase de poule qualificative. Dans quel état d’esprit es-tu ?

G.G. : Confiant et motivé.

Confiant parce que j’ai un super feeling avec l’entraîneur national et ancien joueur Stéphane MILOU et parce que je me servirai de mon expérience avec les filles.

Motivé car je suis persuadé que l’on pourra s’appuyer sur le maillage ligues FSPN / Équipe de France Police. Les Conseillers Techniques des ligues que je connais bien me communiqueront la liste de leurs meilleurs joueurs policiers.

 

FSPN : Il s’agit de ton premier projet avec la sélection masculine. Vas-tu appliquer les mêmes choses qu’avec les filles ?

G.G. : Oui. J’utiliserai exactement les mêmes méthodes puisque ça a marché. C’est surement prétentieux de ma part mais on a pas le droit de louper le podium et si ça arrive je le prendrai comme une déception personnelle. Se déplacer pour finir 4ème, 5ème ou autre ça ne m’intéresse pas. Autant rester chez soi. L’objectif qui sera annoncé aux joueurs sera identique à celui des filles, devenir Champion d’Europe Police. La route sera longue et passera d’abord par une qualification en Hongrie.

 

FSPN : Penses-tu disposer d’une ossature où allez-vous tout remettre à plat ?

G.G. : Je considère qu’il n’y a aucune ossature. La septième place me conforte dans cette idée. Steph et moi voulons des gars motivés mais surtout des guerriers. Qu’ils soient anciens ou nouveaux on remet tout à plat et les joueurs repartent de zéro. Les portes de l’Équipe tricolore policière seront ouvertes à un maximum de joueur.

 

FSPN : L’Union Sportive des Polices d’Europe a assuré que les rencontres se disputeront entre janvier et mai. Est-ce que le délai n’est pas trop court pour constituer un groupe solide ?

G.G. : Tu as raison le délai est trop court mais on a pas le choix. Avec le staff on est conscient des problèmes à surmonter dans un temps record. À partir de septembre il y aura au minimum deux stages jusqu’à la fin de l’année. J’adapterai d’autres stages en fonction des dates du tournoi de qualification en Hongrie.

 

Guy une nouvelle fois merci pour tes réponses et bonne chance pour l’avenir !

 

Articles similaires :
Ligue Équipes de France Police
Basketball
Publié le 18 Fév 2020

Regroupement de l’équipe de France police féminine de Basket

+
Ligue Publication Fédérale
Publication nationale
Publié le 08 Jan 2020

NOTICE LICENCE 2020

+