Centre Loire Bretagne
Autres sports
Publié le 05 Mai 2020

PORTRAIT 4 : PERSONNES QUI ŒUVRENT AU SEIN DE LA LIGUE CLB

Nous poursuivons notre tour de ligue pour vous présenter nos bénévoles. Aujourd’hui nous nous rendons à Nantes à la rencontre d’Eric. Président de l’association sportive, il est une figure historique de la ligue.

CLB : Bonjour Eric, peux-tu te présenter ?

Éric : J’ai débuté dans la police en novembre 1985 à l’ENPP Paris. Ça me fera 35 ans de police en fin d’année 2020 au moment où je mettrai un terme à ma carrière de policier.
J’ai passé pratiquement 10 ans en région parisienne. Devenu célibataire géographique (ma femme avait rejoint l’hôtel de police de Nantes), j’ai travaillé de nuit pour pouvoir la voir régulièrement.
En 1994 j’ai été muté à Nantes où j’ai évolué dans différents services. Aujourd’hui je suis major exceptionnel.
Ma première licence FSPN remonte à mes débuts dans la police. En effet à Pantin nous avions notre équipe de foot et nous étions engagés sur le championnat de football police du 93. J’avais en parallèle une licence FFBFSDA car je faisais de la boxe française à Noisy le sec.
Sur le plan personnel, je suis particulièrement fier de mes 4 filles. Ma dernière suit les traces de son père puisqu’elle est en école de Police.

CLB : Parle nous de ton association.

Éric : L’ASNPP est une association loi 1901 affiliée à la FSPN et la ligue Centre Loire Bretagne.
Créée au début des années vingt, elle avait pour objectif de favoriser la pratique du sport.
Nous approchons des 90 années d’existence ! Jusqu’à ma nomination au poste de président en 2015, celle-ci était toujours présidée par un commissaire.
L’association est l’une des plus importante en nombre de licenciés de la ligue (255 en 2019).
Il est tout à fait normal qu’elle soit représentée au niveau régional. Nous étions trois nantais au comité directeur, mais le président actuel Cyril DEMY a rejoint son fief d’Angers.

Chaque année nous organisons un tournoi de foot régional. Nous avons organisé trois FLIC OUEST, journée sportive réservée aux femmes flics. (les 1ère, 7ème et 10ème éditions).
Nous avons assisté la ligue CLB en 2018 à l’organisation du CROSS NATIONAL à la Chapelle sur Erdre (44).
Nous avons notre championnat inter-services de football depuis trente-cinq ans même si ces quatre dernières années il est bien mis à mal par les manifestations à répétitions sur Nantes puis cette année par le coronavirus.
Un CROSS inter-services est également organisé chaque année permettant aux personnels de se rencontrer sur une course ou pour certains sur une compétition de marche à pied.
Notre plus grande fierté est d’avoir pu, grâce à une convention avec le DDSP, monter une belle salle de sport. Tous les appareils appartiennent à l’association et nous renouvelons notre matériel régulièrement en ayant l’aide de partenaires comme la MGP, GMF et BFM.
Des cours de FITNESS sont proposés deux fois par semaine le midi, coachés par un collègue qui assure également des cours de JUDO sur deux autres journées.
La musculation bat son plein également avec des collègues assidus.

CLB : Quel est ton rôle au sein de l’association ?

Éric : En arrivant à Nantes en 1994 je me suis licencié naturellement à l’ASNPP.
Joueur de football, j’ai intégré la SR4 devenue FUN qui était l’une des équipes du championnat inter-services.
Peu après, le responsable de cette équipe m’avait demandé de prendre la relève pour la diriger tandis qu’il prenait en compte la section foot de l’ASNPP Nantes.
Puis ce dernier prenant le poste de conseiller technique de football à la ligue Ouest, j’ai été amené à prendre son relai pour la section foot de l’ASNPP, ce qui me permettait de coacher l’équipe régionale nantaise.
Par la suite, j’ai été nommé vice-président de l’ASNPP en 2003 puis au fil du temps je me suis occupé de la direction de cette association.
En 2015, suite à la démission de la présidente de l’époque, l’assemblée générale m’a demandé de prendre le poste de président, fonction que j’ai pris sans réel changement car j’étais de fait celui qui s’occupait de l’association depuis quelques années.
Je suis entouré d’une équipe solide, un trésorier Frédéric L., un secrétaire Sébastien R. qui est également notre responsable de la section CROSS et d’autres collègues plus ou moins invertis. Nous sommes bien évidemment aidés par tous les moniteurs FTSI dont l’un d’entre eux Karl M. suit plus spécialement l’ordonnancement de la salle de sport.

Comme président, j’organise l’assemblée générale annuelle ainsi que des réunions en fonction des évènements que nous avons dans l’année. Je gère en lien avec le trésorier les demandes de subventions ou d’aides sollicitées par nos collègues sportifs.
J’ai des contacts avec nos partenaires pour nous aider à l’achat de nouveaux matériels et divers récompenses (trophées, coupes etc…)
Je suis membre du comité directeur de la ligue Centre Loire Bretagne.
Il est primordial pour un président d’association d’être un interlocuteur reconnu au sein de la hiérarchie pour rappeler parfois, que le sport est un lien nécessaire et indispensable à la cohésion entre les directions et services.
Un sportif est beaucoup moins malade en règle générale et plus assidu au travail.

CLB : Le milieu associatif tu l’as connu dans la police ou étais-tu déjà impliqué dans ta vie privée ?

Éric : Dès l’âge de dix ans j’ai intégré une équipe de football et jusqu’à mon service militaire j’étais joueur dans une équipe. En entrant dans la police, cela a continué avec un temps de la boxe Française puis toujours le football.
Par la suite, mes filles pratiquant le handball, je suis entré dans leur club puis j’ai coaché l’équipe féminine des – de 16 ans durant deux ans afin de remplacer leur responsable d’équipe.
Mais c’était surtout à l’école de mes filles que je me suis investi au sein de l’OGEC, organisme de gestion des écoles catholiques où j’ai été président pendant six années de 1995 à 2001. Cela m’a permis de développer mon approche des liens avec la mairie, les entreprises et les instituteurs, les parents d’élèves. De prendre des responsabilités de chef d’entreprise car nous avions dix salariés au sein de l’OGEC mais tout en étant bénévole.
Du côté militaire, j’ai toujours voulu conserver une attache en parallèle de la police. Sorti sergent du 1er régiment d’infanterie de marine, j’ai poursuivi dans la réserve en passant des formations qualifiantes à l’école militaire qui m’ont mené de grade en grade à celui de chef de bataillon (commandant) au 6ème régiment du génie à Angers. J’exerce comme officier adjoint réserve c’est-à-dire que je suis le conseiller du chef de corps sur sa réserve opérationnelle.

CLB : Comment gères-tu ton investissement associatif avec ta vie professionnelle et personnelle ?

Éric : Cela demande forcément de l’investissement mais surtout de la compréhension du milieu familial. C’est surtout un état d’esprit, ouvert sur les autres.
Au niveau professionnel j’arrive à me libérer du temps, il s’agit de bien s’organiser. La pause du midi mais aussi les échanges avec les autres collègues où l’on peut aborder quelques minutes la partie sportive. Cela ne gêne en rien le travail. Au contraire, cela met du lien…

Pour gérer une association il ne faut pas être seul. Il faut impérativement avoir une équipe de base qui sert de colonne vertébrale. Celle-ci se complétant de membres qui serviront les dessins de l’association. Personnellement, je me suis investi naturellement en lien avec mes collègues plus anciens qui m’ont, par leur expérience, conseils, esprits positifs, transmis la moelle nécessaire à suivre leurs pas.
C’est instinctif, mais aussi cela vient de l’éducation que l’on a reçue. Il n’est pas bon de forcer une personne à prendre la main mais plutôt de susciter par l’exemple, la délégation et l’accompagnement.
On trouve toujours du temps pour s’investir personnellement. De plus nous avons une profession où le collectif est primordial et il me semble normal de trouver du temps pour nos collègues.
Temps masqué car bien souvent en dehors « du boulot » mais comme ce travail est fait avec passion il ne pèse nullement.
L’expérience montre que lorsque nous avons un objectif commun comme l’organisation d’un évènement sportif il n’est pas difficile de rassembler les bonnes volontés. Une gestion et des instructions claires, de bonnes délégations afin de responsabiliser certains collègues et des moments de convivialités. La recette n’est pas compliquée.
Comme je le dit souvent, ayons l’esprit rugby où tous doivent jouer dans le même sens pour gagner. Le responsable de l’asso n’est autre qu’un demi de mêlée qui donne le bon tempo et la vision du jeu.

CLB : Quels sont les sports majeurs au sein de l’association ou du commissariat ?

Éric : Au sein de l’ASNPP Nantes, l’offre sportive est variée.
Lors de mon arrivée au sein de l’association, le football et le cyclisme étaient bien présents tout comme le tir sportif.
Par la suite, ces sports ont décliné et nos collègues se sont tournés vers des choix multiples comme la course à pied, le VTT, foot à 7, musculation, judo et cours de FITNESS.
Nous essayons d’informer nos licenciés sur les rencontres sportives régionales afin que chacun y puisse trouver son compte.Nous demandons aux responsables des sections de gérer l’information liée à leur discipline sportive.

CLB : Comment analyses-tu la participation de l’AS aux activités régionales ou nationales ?

Éric : Les nantais étant nombreux au sein de l’association, nous avons de nombreux sportifs qui se rendent sur les activités proposées par la ligue CLB.
L’offre sportive au niveau de la ligue est varié et intéressante. Cependant le redécoupage des ligues lui a fait perdre un peu de son âme. Une élongation importante ne permet pas à beaucoup de sportifs de se déplacer surtout pour une seule journée.
Les régions administratives ne représentent pas grand intérêt seules. Le regroupement est nécessaire. Il serait important de faire tourner chaque année les rencontres régionales soit sur la partie Ouest, soit la partie Est afin que les collègues puissent se motiver davantage.
Toutefois j’insiste auprès des sections sportives nantaises pour envoyer des représentants aux différentes compétitions régionales et bien entendu au niveau national pour les meilleurs.

CLB : Avez-vous réussi avec l’AS à développer des échanges avec des organismes locaux ?

Éric : Nous avons un moment fait participer la police municipale et les surveillants pénitenciers au championnat de foot inter-services. Cela à duré tant qu’il y avait un leader parmi ces équipes extérieures.
Lors du CROSS inter-services organisé par un moniteur FTSI, des petites équipes de gendarmes, pénitenciers, policiers municipaux et pompiers sont invités à se joindre à nous. Nous avons également des équipes de la BAULE et ST Nazaire…
Pour ce CROSS, nous sollicitons une commune en zone gendarmerie. Les relations sont cordiales avec la municipalité.
Pour les tournois de foot c’est une autre commune voisine de Nantes qui est sollicitée.
Je conseille aux présidents des associations de faire un courrier de remerciement au maire à chaque fois que l’on sollicite un service des sports et des locaux. Mais également lorsque l’on demande une participation financière à nos partenaires pour obtenir coupes et autres récompenses.

CLB : Quels seraient vos besoins pour développer l’association ?

Éric : Au niveau du matériel nous sommes bien équipés. Il faut pourvoir au renouvellement et à l’entretien régulier des équipements.
Financièrement l’association bénéficie au-delà des simples licences d’une petite subvention du COS (comité des œuvres sociales) qui est une association placée au dessus des associations locales. Le COS perçoit des rétrocessions de l’entreprise chargée des distributeurs de boissons et sandwichs. Cette rétrocession est reversée à chaque association en fonction d’un pourcentage lors de l’AG du COS où les présidents sont invités.

CLB : Avez-vous trouvé des partenaires qui vous soutiennent ?

Éric : Lors de l’organisation des rencontres sportives, il est fait appel aux partenaires officiels locaux comme les mutuelles, la GMF, la BFM et cela permet l’achat de coupes et la remise de goodies.
Pour l’acquisition de nouveaux matériels pour notre salle de sport, je sollicite également ces partenaires. Une remise de chèque est faite officiellement avec photos et parution d’un message sur le site de la DDSP par notre officier communication.

CLB : Pour terminer, des projets ? un message à faire passer ?

Éric : L’ASNPP Nantes se porte bien et nos avons un choix sportif développé.
Il est important de diversifier l’offre sportive localement.
Actuellement nous travaillons pour une nouvelle section TIR POLICE dont les sportifs pourront utiliser le stand de tir. Cela nécessite une convention que nous avons réalisée avec l’appui du collègue m’ayant proposé cette section tir. Elle devra être validée par le DDSP.

Pour conclure : Je conseille de rechercher un leader dans chaque discipline sportive pour faire passer l’information aux collègues, gérer les volontaires et servir de lien avec l’association et la ligue CLB.
Les jeunes ne doivent pas avoir peur de s’investir en prenant de petites responsabilités dans un premier temps. Ils pourront se former à l’organisation d’une compétition et aux responsabilités d’une association. Les plus anciens doivent les aider et les encourager.

Pour souder le lien associatif, je mesure l’importance pour les présidents et responsables d’associations d’être à l’écoute des sportifs locaux. Il faut se tenir informé et être informé des résultats aux retours des compétiteurs. Puis, dans la mesure du possible, venir aux remises des coupes et récompenses à l’issue des rencontres sportives locales.
Et pour finir, savoir passer le relais au bon moment….

Merci Eric

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